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Interview : Out Of My Eyes "GOLDON"

Out Of My Eyes a sorti son deuxième album GOLDON fin mai dernier. Depuis son EP Blackout (2015), le quatuor français est passé par quelques changements de line up et a partagé l’affiche aux côtés de groupes comme The Color Morale, Kingdom Of Giants, Crystal Lake, etc. Out Of My Eyes a innové dans sa musique et nous a donné à entendre du rap et des samples sur CONCEPT. Sur GOLDON, il affiche des influences propres aux nouveaux membres. Interview.


« Ça nous a fait beaucoup de bien de pouvoir révéler au grand jour le fruit de notre nouvel opus »

GOLDON est sorti il y a maintenant quelques semaines. Comment avez-vous vécu le fait de sortir un disque en cette période si spéciale ? On a assez vite compris qu’on ne ferait pas de show avant un bon moment, et l’album CONCEPT avait été déjà pas mal défendu par Lalou et Coco avant que Andy et moi ne rejoignions le groupe. Après notre arrivée dans le groupe, on a composé une trilogie de sons (CmdZ, Future, Play It Back), ça nous a permis de renouer avec le public. Et c’est naturellement qu’on s’est dit qu’on voulait sortir autre chose que des singles, donc on s’est mis à composer GOLDON. Ça ne nous a pas fait peur, ça nous a fait beaucoup de bien de pouvoir révéler au grand jour le fruit de notre nouvel opus.

Le son est beaucoup plus électronique / ‘dark electro’ sur cet album par rapport à CONCEPT. Au-delà du lineup qui a changé depuis, vos goûts et inspirations ont-ils évolué ? Je ne pense pas que nos goûts à chacun aient particulièrement évolué depuis CONCEPT. Je pense plus qu’on a su aller piocher dans plus d’univers musicaux qu’on affectionnait déjà pour composer GOLDON. Et effectivement le nouveau line up est aussi une des raisons de l’évolution de notre son et nos sonorités.



« GOLDON, c’est la projection de notre vision du monde actuel »

Quel a été le process de création du disque, de la réflexion à l’écriture en passant par la compo ? On était tous les 4 hyper motivés pour écrire un nouvel album, et le process s’est trouvé au fil de la création je dirais. Musicalement, dans la compositions des riffs et des structures c’est principalement Lalou et moi, et Andy dans un second temps. 100% de la composition des voix est laissée à Coco. Et c’est ça qui est assez cool, c’est qu’on se fait confiance là-dessus. Tant pour avancer efficacement sur un son s’il nous plaît, que parce que telle idée n’est finalement pas si cool ou pas appropriée à ce qu’on imaginait être GOLDON. En fait, quand on se dit qu’on a besoin de composer, on s’y met tous de notre côté, et on partage tout. On sait que parmi tout ce qu’on se partage, certaines idées ressortiront plus que d’autres.

Pourriez-vous, en quelques mots, expliquer tout cet univers créé autour de GOLDON ? Cet album est plus mature dans sa composition et dans ses textes. On a décidé d’aborder des sujets qui nous tiennent à coeur, et qui nous concernent beaucoup aussi, notamment les nouvelles technologies, la science au sens large et notre vision du monde. GOLDON, c’est la projection de notre vision du monde actuel. Pour l’instant, je me contenterai de te répondre ça, mais si tu as vu le booklet, tu as d’autres éléments de réponse déjà 😉


« Je pense plus qu’on a su aller piocher dans plus d’univers musicaux qu’on affectionnait déjà pour composer GOLDON. »

En écoutant GOLDON, on imagine aisément un univers futuriste sur plusieurs titres.
 Dans les paroles, il y a des allusions à des univers semblables à de la réalité virtuelle sur GOLDON, Simulation Est-ce une image que vous vouliez récurrente sur le disque ? Clairement. En écho avec ce que j’ai dit plus haut, oui la technologie, l’informatique, la science (et la façon dont on peut s’en servir dans notre vie quotidienne à tous) sont des thèmes récurrents dans l’album et forcément visuellement on tient à représenter ça le plus possible.



Comment s’est passée la collaboration avec Solitaris sur Danger Is Near ? (qui est un super titre, au passage !) Merci 😊 Le plus simplement. On se connaissait depuis plusieurs années avec Solitaris, on a partagé une date ensemble au Backstage. On est super content qu’Alex ait pu poser sa voix sur ce titre, qu’on aime tous les 4. En ce qui concerne la collaboration, on avait écrit la majorité du morceau, et comme on attendait le bon moment pour proposer un feat à Alex, là on n’a pas vraiment hésité. On a trouvé que le morceau collait parfaitement. Donc on lui a envoyé, il a posé sa voix, et on a envoyé le tout à Anthony de CHS Prod (à qui on fait un gros big up pour le super boulot réalisé sur l’album).


« Alors il faut tout donner tant qu'il est encore temps, rien n'est éternel. »

Vous abordez également le sujet de la santé mentale liée à une rupture amoureuse sur One Day. La santé mentale étant un sujet très important, d’autant plus de nos jours avec l’explosion de cas recensés de dépression à cause de la pandémie…

Comment s’est passée cette réflexion entre vous et autour du thème des paroles ? Je vais laisser Coco répondre à cette question, c’est lui qui écrit tout les textes. Coco : C’est effectivement le thème abordé, ou plus globalement la santé mentale en général. One Day est d’ailleurs un message positif et encourageant pour vaincre toutes les étapes de la vie. Car nous sommes tous confrontés à des situations de stress et de prises de décision dans des moments difficiles. En général, le groupe me laisse la liberté d’écrire ce que je veux. Nous avons des buts, des limites. Je sais où naviguer niveau thèmes. L’écriture s’est faite dans le vif du moment comme une piqûre de rappel. Me rappelant que les « codes » qu’on nous instruit ne sont pas forcément applicables à tout être humain. Chacun son chemin de vie, « let’s go desobey ». L’environnement global a forcément beaucoup joué, personnellement pas mal de gens ont été touchés sévèrement par la pandémie. Autant psychologiquement que financièrement. La perte d’un travail c’est la perte d’un moteur de vie, ça a été très dur d’être spectateur de la situation sans pouvoir rien faire. Alors il faut tout donner tant qu’il est encore temps, rien n’est éternel. « So be the better one ».


« La technologie peut être notre meilleure amie comme notre pire ennemie »



Mis à part l’anglais, quelle est la langue parlée sur GOLDON et Run ? Et pourquoi l’avoir utilisée sur ces titres en particulier ? Il y a effectivement des paroles qu’on a écrites en russes. On avait vraiment envie de saluer notre public russe qui, on le sait nous porte beaucoup depuis leur accueil lors des 2 shows de OOME là bas. C’était notre façon de leur dire qu’on ne les oublie pas !

Quels ont été les plus grands challenges depuis vos débuts ? Je dirais que le plus grand challenge c’est en ce moment, et c’est d’exister en tant que groupe de métal français dans la période actuelle.

Quel regard portez-vous sur l’actualité musicale aujourd’hui ? Les confinements et l’interdiction des concerts ont tout bouleversé dans la façon dont les groupe développent leur univers et leur musique. Il faut continuer à être présent du mieux qu’on peut et continuer d’intéresser nos fans actuels et les futurs. C’est une super question car elle est directement liée à GOLDON. Les réseaux sociaux, les streams, la puissance d’Internet et du progrès des technologies nous auront énormément aidés pour plein de raisons dans nos vies personnelles, mais aussi dans le groupe. Elles peuvent être aussi des sources profondes de mal être ou créatrice de détresse, voire de chaos. La technologie peut être notre meilleure amie comme notre pire ennemie, et il faut apprendre à vivre avec. C’est une partie du message de GOLDON.


« Bien s’entourer, communiquer et être transparent c’est la base quand on travaille à plusieurs. »

Quels sont les artistes que vous écoutez en ce moment ? Quelle collaboration vous ferait rêver ? Comme j’ai dit plus haut, on a tous des inspirations très différentes, de par nos gouts assez variés. Pour ma part, j’écoute pas mal de Motionless In White en ce moment. La collaboration qui me fait rêver ? OOME x BMTH 😀 https://one-standing.com/interview-oomesquad/